Nice , jardin du Monastère, Mai 2008.
Le ciel reste désespérément gris. Le souffle de mon âme et la flamme de mon coeur s'éteignent à l'unisson. Tout change , rien n'est pareil . A ce moment précis rien n'a de sens. Pourquoi tout va si mal , tout d'un coup ? Pourquoi se retrancher derrière des attitudes qui tomberont un jour ou l'autre ? C'est mon anniversaire dans une semaine , et pourtant. J'ai du mal à imaginer. Je vais faire semblant , comme si tout allait bien , je vais faire comme toi , comme lui , comme vous. La comédie ne durera pas , non. J'aimerais qu'elle devienne réalité mais voilà. Condamnée au silence , j'observe l'étendue des dégâts. Quoi que je dise , j'aurai tort. Tout vient en même temps. Je m'en veux mais au fond , y pouvais-je quelque chose ? Cette situation me pèse. J'en ai marre de me réveiller toutes les nuits en entendant les mêmes mots. Le sommeil ne viendra pas , quoi que je fasse. Je suis peut être au plus bas , dans ce cas je ne pourrai pas descendre plus. Cela passera , comme tout. J'aimerais pleurer rien qu'une dernière fois. J'hésite une seconde. Trop de monde autour de moi. J'entends des éclats de rire. Ces gens là ont la chance de pouvoir sourire. Alors je pleure en silence. Pourtant mes yeux virent au rouge. J'essuie les premières larmes d'un revers de manche. Je ne pleurerai pas. Parce que la force reste ma seule arme pour surmonter cette douleur. Je regarde ma montre , regarde ma feuille. Encore 10 minutes et l'on mange. Je regarde les autres s'affairer dans la cuisine. C'est l'heure de manger. Je laisse couler l'eau froide sur ma main. Tout ira mieux . Ce n'est qu'une question de temps.